SAULIHA ALLI

Le 28 mars 2014

Entrelacé dans le tissu de la vie est une poursuite qui caractérise les êtres humains. C’est un but qu’on passera la vie en essayant d’accomplir, une idée qui nous fascinera pour l’éternité. La poursuite du bonheur est une recherche qui résonne dans chaque fibre de notre existence.

Mais c’est quoi, le bonheur? C’est la joie : une émotion, et une sensation  qui, selon les limites imposées par notre langue, est presque inexplicable. Mais c’est quoi, vraiment? C’est  simplement l’absence de la douleur. Nous sommes, donc, pour la plupart du temps contents. Cependant, la raison pour laquelle on ne sent pas ce contentement est la façon dont nous sommes équipées. Nos cerveaux ont la tendance à ignorer des stimuli normaux, et parce que pour la majorité de nous l’absence de la douleur est une norme, on est souvent content sans savoir.

Mais peut-être que le bonheur n’est pas incarné par une définition seulement. Le contentement qu’on sent pendant des moments où on s’éclate de rire, sourit ou s’exclame avec la joie est différent de celui de l’absence de la douleur. La chose primaire que ce qu’on appelle “le bonheur” entraîne est la satisfaction, et c’est ça, la satisfaction, au lieu du bonheur qu’on cherche.

La satisfaction, néanmoins, n’est pas permanent. En fait, c’est un sentiment strictement momentané. La nature humaine dicte qu’il est impossible de nous satisfaire pour toujours. Comme des êtres humaines, on exhibe la volonté d’avoir plus. On est composé de l’ambition et de la gourmandise. Le bonheur, la chose à laquelle on s’attache, est donc inaccessible, malgré nos notions préconçues qu’il existe dans une quantité finie.

Il y a des façons dont on peut être aux oiseaux, mais seulement momentanément. Pour certains, la satisfaction vient d’une capacité interne de résister à la douleur. Les autres trouvent leur satisfaction dans l’orientation aux valeurs morales supérieures de la religion. La plupart des personnes, cependant, considèrent le bonheur comme un choix. Nos réactions aux ennuis (qui nous frapperont inévitablement) réfléchissent notre maîtrise de soi, un contrôle dans laquelle on peut trouver la satisfaction.

Contraire aux croyances populaires, les défis et les tragédies ne détruisent pas le bonheur. En fait, ils peuvent nous aider à l’atteindre parce qu’ils nous donnent la capacité de découvrir la vraie valeur de la vie.

La poursuite de bonheur, une recherche qui caractérise la vie humaine, est relative. Bien qu’on ne puisse pas être satisfait, on peut être plus satisfait qu’avant. Et alors, dans un monde où le bonheur à long-terme est inaccessible, le secret d’être content momentanément? C’est d’être satisfait de ce qu’on a actuellement, malgré  la connaissance qu’il y aura toujours quelque chose de meilleure là-dehors.